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la suppression de 33 heures d'enseignement par semaine en 2012."Dans les médias, sur Internet, et même dans notre entourage, on nous renvoie toujours la même image : on ne bosse 'que' dix-huit heures par semaine, on est tout le temps en vacances... quand on ne fait pas grève !" "L'aura du maître d'école a vécu, ajoute Sarah, sa collègue de français. Aujourd'hui, on passe pour des victimes, même aux yeux de nos élèves."Cette impression n'est pas nouvelle. "On a perdu en reconnaissance depuis quinze ans", http://aberdarevalleysnookerleague.co.uk/forum/forum_posts.asp?TID=277284&PID=316801#316801 - http://aberdarevalleysnookerleague.co.uk/forum/forum_posts.asp?TID=277284&PID=316801#316801 , juge Didier Ambialet, professeur d'économie au lycée des Graves de Gradignan (Gironde), une banlieue tranquille de Bordeaux. Son état d'esprit, http://www.monsterbeatbyde.com - monster beats , et celui de ses trois collègues qui ont accepté de témoigner, n'est pas fondamentalement pessimiste : "Oui", ils aiment leur métier, et "non", ils ne regrettent rien, mais ils "ont un sentiment de clientélisme de la part des parents". Un "ressenti" exacerbé, à 700 kilomètres de là, par des enseignants du lycée Jean-Perrin de Lambersart (Nord), près de Lille. "Il y a une évolution très nette depuis une douzaine d'années ; une contamination par les valeurs de compétition, de fric, d'utilitarisme, de court terme, regrette Christine, professeure de philosophie.Le premier degré est-il encore épargné ? "Nos relations avec les parents et les élèves restent fortes", répond Simon, enseignant de CE2 à l'école Marceau-Courier, près de Tours, "mais les propos de Xavier Darcos, en 2008, se demandant s'il faut un bac +5 pour changer des couches sont révélateurs d'une perte de confiance".L'angoisse de la précarité Les 25-35 ans rencontrés n'hésitent pas à faire le lien entre ce "déficit d'image" et la question des salaires. "L'argent n'est pas un tabou ! Ras le bol qu'on oppose la revalorisation à la vocation", lâche Julie, 25 ans, professeure-documentaliste au collège Edouard-Manet."Avec l'équivalent d'un smic, impossible de rentrer chez moi, à Rennes, le week-end", regrette la jeune femme, http://www.monsterbeatbyde.com - beats by dre pas cher . "Débuter le mois avec 300 euros sur son compte n'arien d'exceptionnel", assure de son côté Benjamin Marol, 34 ans, professeur d'histoire-géographie au collège Lenain-de-Tillemont, à Montreuil (Seine-Saint-Denis). "On n'est plus les hussards noirs de la République, mais les clodos de la République !", lance Mickaël, enseignant d'histoire-géographie au collège Edouard-Manet.Et à la précarité matérielle s'ajoute une précarité symbolique : un sentiment d'impréparation, de manque de formation et de "bricolage au quotidien" partagé par la jeune génération. "C'est de la souffrance à ne pas pouvoir bien enseigner", explique Sabrina, professeure d'espagnol àLenain-de-Tillemont, http://www.pololacostefemme.com - polo lacoste pas cher . "J'ai deux ans d'expérience, j'ai encore la foi, mais aussi l'impression qu'on m'empêche de bien faire mon métier, http://marketing-craigslist-facebook-twitter-youtube-ebay.info/blogs/viewstory/779686 - http://marketing-craigslist-facebook-twitter-youtube-ebay.info/blogs/viewstory/779686 ." La réforme de la mastérisation, en 2010, http://122.70.132.75/g3bbs/forum.php?mod=viewthread&tid=2246205 - http://122.70.132.75/g3bbs/forum.php?mod=viewthread&tid=2246205 , a amplifié ce sentiment en supprimant l'année de stage en alternance dans les instituts universitaires de formation des maîtres. Une année 2011 "plus difficile que jamais" Le constat rassemble les gén
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